Les chemins et les voies.

 -_Chemins et voies.

VR Théorie propre et. Considérations .

               Quand on parle de voies romaines, quand on pense « voies romaines », le mot qui apparaît sur les lèvres  » c’est : »c’est tout droit ! ».Point. C’est la seule première définition ; la deuxième, étant : c’est : » c’est costaud, en dur, empierré ».( Cami ferrat, en fer, dur comme le fer).

 Alors, pourquoi tout droit et très solide ?

 

            -   Quand Jules César envahit la Gaule, Rome profitant de l’extrême indépendance des ses occupants ...!, et de leur fragilité quant à s’unir, et devant ses richesses : blés, fer, bronze, or, adresse au travail des métaux, et population - saine- 18 - 20 - 25 millions d ' habitants ? ( A. Grenier ) , ce même Jules César circule, et fait circuler ses troupes avec facilité et rapidité sur tout le territoire( toujours A Grenier) . Donc, la Gaule avait des voies de communication, des routes, très établies, fiables, solides, droites , précises, capables de faire circuler des troupes et surtout : leurs approvisionnements (« pour gagner les batailles, il faut des soldats, de la farine, et des sandales » Jules César)..Apparemment, en - 58- 50 , époque de " la Guerre des Gaules" , seule la voie Domitia existe reliant le Col du Montgenèvre à celui du Perthus , à travers les Alpes, la vallée de la Durance, le Languedoc et la Catalogne-Roussillon . ( " la guerre des Gaules " étant l'unique témoignage de la conquête de la Gaule, écrit ou dicté, ou ré-écrit par César Jules,"vainqueur des Gaulois "; et , comme chacun le sait , et s'en doute , le vainqueur a tous les droits , y compris ceux de faire taire les autres, et de raconter ce qu'il veut , surtout si c'est un vantard, ou un menteur, ou même un type bien..." qui s ' emballe"; com perso.." ).

              Donc , Jules César et ses troupes –environ 50.000 légionnaires- et des auxilliaires , probablement mercenaires , avec tout leurs charrois- empruntaient les voies et chemins de la Gaule.   - Fernand BRAUDEL "l 'identité de la France"  "les  hommes et les choses" : " La marche rapide de l 'armée romaine à travers un si vaste territoire prouve l ' existence , en Gaule , d' un réseau routier relativemenr dense et de ressources agricoles suffisantes pour nourrir hommes et chevaux" page 64.

                

               Quels étaient ces chemins , dont il ne reste aucune trace identifiée ? ou si peu? ( ou bien , c' est tout le lacis des chemins de terre actuels, ou des I.C , V.C , petites départementales....qui en sont les restes , ou successeurs...)

             -  Les chemins-pistes-voies ont certainement succédé aux traces de gibier, empruntées  par les hommes pour la chasse et la survie, ainsi que pour satisfaire la curiosité des hommes du passé. Les premiers chemins ont dû être aussi les Lits des cours d' eau plus ou moins asséchés pendant l ' ètè , cours d ' eau que les hommes prenaient pour naviguer dessus en radeau . ( radeaux , pirogues comme celle de la Marmotta- Lac Bracciono, pirogue en chêne , 10m,50, néolithique ancien , soit VI eme millénaire av N.E , ou avant Jésus-Christ -comme on veut. ...Donc , il y a huit mille ans , dans l ' actuelle Europe , çà naviguait dur- pèche ou commerce-troc )    Le Danube offre , vers Emmeringen, pendant six mois de l ' année un cours d' eau normal - avec de l ' eau , et six autres mois, il disparait sous terre, et ne ré-apparait en résurgence que 50 km plus loin , offrant ainsi une route double , fluviale , et pédestre, lit de fleuve quasi- autoroute....Puis, les communautés - agriculteurs plus que ceuilleurs , s’installant en fixe, prés des sources, des rivières, des confluents - "les condés", les chemins se sont concrétisés de plus en plus, pour relier un village à un autre, ou une tribu à une autre , d’une méthode assez empirique. Les chemins se sont agrandis, rapiécés plus ou moins, d’autant plus que la circulation des gens, et de marchandises , s’est accrue il y a environ dix mille ans , de par les progrès de l’agriculture ; les poteries (de la Gaufresenque)…ou l’étain , ou l’ambre, ou autres , circulaient aisément . Donc , beaucoup de monde circulait depuis longtemps sur des chemins ou pistes ; mais cela devait prendre du temps, beaucoup de temps ; Cf « le voyage pour l’ambre » des Egyptiens, pour aller d’Egypte en Italie, puis la traversée des Alpes, celle de l’actuelle Allemagne, afin d’arriver sur les rives de la Baltique, lieu de production de l’ambre : des années de voyage périlleux et mortel…..  Donc des chemins , pistes , sentiers muletiers ou " bourricotiers" ; et, de ces voies , il y en avait partout, probablement de façon anarchique , empirique , chaque pièton , ou groupe , créant plus ou moins " sa voie" , au gré de son vouloir , ou de ses humeurs, ou de direction pas forcèment assurée , de manière erratique. - 2 eme photo : " première autoroute": sentier ouvragé , entre Roquebillière et Lantosque, Alpes Maritimes,-Comté de Nice, (et passant et conduisant - accessoirement- au fort gros ouvrage Maginot de Gordolon , qui barre la vallée de la Vésubie...);trés vielle piste certainement utilisée par les hommes préhistoriques, les Alpes étant un foyer de chasseurs-ceuilleurs; à rappocher des anciens habitants-sculpteurs de la Vallée des Merveilles, actuel Parc National du Mercantour..,là il y a ....15000Ans?...( cé bô !).

çà, c'est un chemin-sans fossé ni idée 

                            

 çà,c'est une voie,avec idée,fossés,cailloux/A9-...(.. Et même avec des dalles, sur une voie  romaine ,- de ville ! - dallée , quand çà dégringole , on patauge : Cardo Maximus d'Ostia ,6 Mars 2013 ;plouf.! Quant aux pistes, ou chemins "non travaillés", on patauge  , s'enfonce, et n' avance pas , en cassant tout  .)

Ostia-Cardo maximus,3,5km long

   (  chemin descendant de la Croix-Piot ,Donchery,08, chemin-type, ravagé par les eaux,, venant de Saint-Aignan et certainement voie seconde ou " vicinae" de Day-Semuy-Voncq ;  3eme:-- Voie Domitia, à l'Est de Montpellier , " entortillée " par l'autoroute A 9). ( entre les deux photos :Ostia et le cardo maximus, noyé par la pluie)

             -  Alors, puisqu’il y a des voies de communication, pourquoi en refaire d’autres ?

              Très simple : quel est l’ennemi irréductible ?: c’est: les Germains, en face, à l’Est, de l’autre côté du  Limes " d' Europe" , dans ses forêts profondes, ses tourbières, ses brumes opaques, qui contrastent avec les collines des Puglias ! Et en plus : ces Germains sont vraiment des barbares et des sauvages et des violents  et des irréductibles . Donc : « on n’ira plus en Germanie ! »!  " Barbaricum !" . Jules César n’y a fait qu’un petit tour, après la construction de son pont sur le Rhin, en dix jours, puis retour sur la terre ferme, et on brûle le pont ! Terminé.

               Mais, pour bien contrôler et gérer ce Limes, il faut que ses arrières soient « irrigués » en voies « rapides » pour communiquer «  rapidement » ; donc on ne peut pas garder et utiliser le réseau « routier » et chemins de la Gaule ; en conséquence, on applique le système qui prévaut dans la péninsule italienne, et qui a été implanté en Gaule Narbonnaise et en Gaule Cisalpine , du Col du Montgenèvre jusqu’au Col du Perthus, à savoir la Voie Domitia , construite en – 118.  Donc : on construit des voies rapides, ou bien plus rapides  et pratiques que les voies gauloises, et surtout , " non polluées" par autrui (" pollution "du genre: civils , embouteillages ," demoiselles de bords de routes", bavards , bagarreurs,...rouliers pas sympas,...) ( Elles, ,les demoiselles de bords de route , sont revenues : jusqu'à onze/km,sud Voie Domitia !).(aparté-plaisanterie)...

  --  APARTE sur le,( ou mieux , sur) les LIMES= frontière entre le domaine de Rome,et les Barbares , ou tout simplement , " les autres" , non conquis ( vocable grec sur " l'étranger !"). Mais le limes n'est pas singulier : il y a un limes face aux Germains, un autre face à l'Europe centrale,  et en Dacie, un autre en Britannia , face à l'actuelle Ecosse- turbulents Calédoniens ! ( et P ictes peu commodes ) - et concrétisé par le Mur d'Hadrien, , - un autre à l'Est de l'actuelle Turquie,-Province actuelle de Dyarbekir, et Syrie, et qui fait jonction avec la frontière orientale du royaume des Nabatéens, capitale: Pétra la rose.-  et en Mésopotamie- trés long , ( les Parthes ! ) et un autre , immensément long,, en Afrique du Nord ; ce dernier , long de 2500 km, allait de l' Egypte à l'Atlantique , matérialisé par les restes d' un mur assez long ( qques km) , situé dans le sud- tunisien à Tebaga ; ce mur, comparable à celui d'Hadrien , servait à protéger les champs de blé de Tunisie , "grenier à blé de Rome" , et/en régulant les mouvements des pasteurs et des troupeaux de nomades entre déserts et zones agricoles (pour ne pas que les nomades fassent brouter les troupeaux dans les jeunes blés! ); C ' est le Limes Tripolitanus t aussi le Fossatum Africae , en tronçons , gardés par la III eme Légion, et des auxilliaires ( surtout). . Rome "régulait" les populations plus par la diplomatie , le miroitement de la prospérité, donc "l'espoir des sous", plus que par la force brutale, force qui n' aurait débouché sur rien, sauf sur des massacres perpétuels et de la guerilla, choses qui n'auraient pas arrangé les choses,; pour tenir un pays par la force , il faut beaucoup de forces ; or , les Romains, pour tout leur empire, n'avaient que 130.000 Hommes.....Ce qui a engendré , sur la Table de Peutinger, un lacis de pistes et voies presqu' aussi important en Afrique du Nord et Moyen-Orient qu'en Europe " commune" ( Britannia, Gaules , Ibérie , Italie, Mésie et Sud-Danube ,Illyrie- Dalmatie, Macédoine-Grèce ,Dacie, Asie Mineure)......Par exemple, en Tunisie,quand on fait un "tours" vers Tozeur, Douz ( et sa mer !) ( trés mauvais jeu de mot) , on passe , sans le savoir, et les guides s'en f....complètement, et n'en savent rien !, prés du poste romain de Ksar Ghelane, ou Ksar Rilane ( KSAR = ksour= fort, en arabe),ou TISAVAR ( en latin) fouillé par Gaukler- séance académie du 10 Octobre 1900 !( Persée),, également prés du fort de Ghadamés ( cydamus)  et de la muraille du Djebel Tebaga, et djebel Melab, et aussi dans les gorges de Selja-oasis, à Chebika prés de Metlaoui ( "extension- désert des tours": dommage que les Tours soient muets ! après avoir présenté Sevutula et les arènes d'El Djem....) . Fouilles de M Euzennat ,1952. Ce sont tous des points ou sites du Limes; loin , effectivement des voies romaines dans les Ardennes; mais c'est un peu " la porte d' à côté" ..... Le sud-tunisien a été un peu fouillé par le colonel Donau, alors capitaine, natif puis habitant de Givet ( " c'est pas trop loin , çà" )  vers 1890 1910.....Voir également : "Limes in Rheinland-Pfalz" de l'Archéology du Palatinat.....-   Pour le Limes " d'Europe", le plus prôche, c'est à dire , le Limes face aux Germains , sur le Rhin , il est jalonné par les villes principales comme Noviomagus Batavorum -Nimègue/Waal , Colonia ( Upia)  Trajana ( camp- ville disparu ,prôche de Wardt )  , Bonnae-Bonn , Mogontiacum-Mainz, Argentorate-Strasbourg....Cf table de Peutinger, partie gauche-ouest, tout en haut, le long d'un cours d'eau , le Rhin, avec un affluent "Confluentes" - Coblenz. - " suite" simple et bête, de gauche à droite , sur la T.P du cours d'eau du Rhin , jusqu'à un espèce de "ballon" long, qui est le "Bodensee" - Constanz....

   N.B: la Tunisie était " le grenier à blé" de Rome , de la même façon que la Sicile ( voir " Guerres Puniques" dont une des bases est le blé- maintenant , on se bat pour l'uranium, pour le pétrole, ou les cacahuètes...rien n'a changé sous le soleil) ; également :le Languedoc, la Mitidja-Algérie , un peu l'Ibérie, la Lybie ( Mussolini y avait " transporté "  en Tripolitaine un million d'Italiens pauvres , repris - revenus au pays aprés la guerre ( la 2eme G.M) ) voir / région de Leptis Magna-40.000 âmes( sous Rome !)....etc;etc; il y a deux mille ans, le climat n' était pas le même qu'actuellement ; et il y a 4000- 5000 ans , il y avait des éléphants là où il y a  actuellement le désert !  et les Egyptiens " viennent " des steppes du Sahara actuel ; et une centurie est allée à Tombouctou , et en est revenue; allez y maintenant ; il faut prendre les 4 X 4 ! et encore, avec beaucoup de prières...-

....  Sur les Limes , sont stationnées 27 légions , sur les 30 que comptent Rome .( 130.000 lègonnaires , au mieux ) ...-  Besoins en blé pour alimenter quotidiennement les 50.000 hommes qui garnissaient le lLimes contre la Germanie : ? : par jour ,= 50 à 70 tonnes de blé..= 3 semi-remorques pleins !.

  .Note : dans site " pfjoy.free.fr" , qui traite de photos aériennes , dont du Révérend pére Poidebard, Pére Blanc ( ce vocable n ' existe plus...Ils " servaient" " aux colonies" - terme maudit- chut-chut!") , apparait un fort romain du Limes , en Syrie actuelle : fortin de Khanel Hallabat , Beriarca, sud-ouest de Palmyre , sur la Strata Diocletiana.....qui s ' enfuit vers l e sud et l 'Arabie , en passant prés de Pétra ( wikipédia).( carte des camps romains ) Sur cette ligne de forts et route " arabicus", se trouve le fort de Ksar-Azrak ( ksar , ksour,= fort= re-pléonasme!); ce fort en basalte, à 80 km d' Amman ( vu) est célèbre  de par les rencontres entre les chefs Bédouins et Lawrence d' Arabie...( et la suite)...( Et fines -aparté !)

    .....      ...  -   Donc , on installe « des voies rapides » , et qui évitent au maximum les agglomérations et leurs centres, afin de ne pas perdre de temps,afin de ne pas s'y engluer:

-                                                                               - dans un sens : extérieur vers l’intérieur, afin de communiquer le renseignement, récolté sur le Limes et sur ses" avants",

-                                                                                -  dans le sens intérieur-extérieur, pour faire arriver les renforts de troupes, et ce, très rapidement ; donc, on construit des voies toutes droites, et sures, et qui ne s’entortillent pas sur le terrain, en s’incurvant et en prenant ou gravissant lentement les pentes ( idem entre les voies ferrées « classiques », à faible pentes, et les voies TGV, qui attaquent la pente, avec l’élan et l’inertie de la machine-serpent entière ( fortes pentes)

            On fait donc des «  voies rapides » et également      : des       « Voies-TELEPHONE » ( il n’existe pas encore et on y pallie comme on peut !) pour transmettre les messages ; tout droit-direct-rapide, et qui sont en même temps,:ce , afin de faire circuler , d' abord, et rapidement , le renseignement , puis , les ordres , apreés décision de l ' autorité supérieure.

-                                                                                 des « Voies  - AUTOROUTES » pour amener au plus vite les troupes ;  L' ensemble menant - ou venant- au lieu du siège du pouvoir décisionnaire : province ou empire , donc Rome , " tous les chemins menant à Rome" , siège du Sénat et du pouvoir. ...

... ( Mais, d' abord , avant d' envoyer des " légions" , le pouvoir central , ou provincial, ou régional, étudie le renseignement , le problème, et à partir des éléments connus , envoie sur place l ' unité ad-hoc; car une " légion " , c.à.d 6000-6200-6500 hommes, plus les chevaux , plus les charrois, plus l ' artillerie- mangonneaux, ballistes, scorpions , çà ne se déplace pas comme çà ; il faut au moins deux jours de mobilisation , plus deux jours " d' écoulement" pour agir à 50 km de la base , au minimum....)

 - Comparaison simpliste  ( et rustique) entre voies celtes ou gauloises et voies romaines : la R N 9- Béziers Paris par Clermont-Ferrand , et l ' A 75 , toujours Béziers-Paris ( 77) par Clermont-Ferrand....La première est charmante, se tortille , monte descend, tourne et on s' y traine , car faite pour des charrettes et " les troupes royales en déplacement à Mende et le Gévaudan pour tuer la Bête du Gévaudan"....L' autre , neuve , tourne, monte , descend, contourne , enjambe , et file à la moyenne de 100 Km/heure....Progrés. ( il y a aussi le train , par le viaduc de Garabit ; construit par Boyer , et non par Eiffel - socièté seulement......)

Les routes passent de l 'esprit " cantonal" ou régional , à l 'esprit " impérial" , centralisateur, et ," international ", puisqu 'elles sont en Espagne , Gaule, Britannie, Dacie, Asie, Grèce, Maghreb, Moyen-Orient Inde ......- A ne pas oublier , car à l ' ère moderne , on en parle peu, exeption faite pour Rhin, Meuse, Danube " gabarits rhénans"...: toutes les marchandise , piétons , voyageurs, divers , ne circulaient pas uniquement que sur le sol ; l 'homme préhistorique utilisait les pistes et sentiers, mais avant tout , il utilisait le cours d' eau : " une dizaine de perches liées ensemble, une perche à l ' avant , et une à l ' arrière du radeau, tout le monde monte dessus ,et vogue la galère "...Au soir , on fait du feu sur la berge, il y a du poisson , il y a de l ' eau, on fait une hutte, on ne sort pas la guitare , car elle n 'existait pas , on dort et on repart le matin; et on va rendre visite 20 km plus loin ou 200 , et on peut même revenir en remontant la rivière , ou sur ses bords , sans risque de se perdre ni d ' avoir faim ou froid....La moindre rivière , dés q u 'il y avait un demi- mètre d 'eau , servait d' autoroute. ( A  relier aux gabares de Loire ,  ou Dordogne , ou Lôt , ou aux sapines, pour descendre une rivière, et que l ' on revendait à l ' arrivée en bois d' oeuvre ou chauffage , jusqu 'en 1900, à Bercy , à la Halle aux Vins - qui existait encore vers 1970- aparté) )( ou à la barge d' Arles , sept 2013 ou d ' Abbeville ....)

-          ( Voies : l’Allemagne nazie a fait la même chose, / Autoroutes , afin d’amener ses troupes rapidement d'Est en Ouest  , en souvenir, très frais, des deux fronts- Russe et franco-anglais de 1914-1918 ! rien de nouveau sous le soleil.)

-          Il n’y a qu’à regarder de prés la carte des voies en Gaule : les points « capitaux », nœuds routiers sont :, Reims, et Bavay- Bagacum, petite ville  et Metz ; chaque nœud routier à six, sept voies (« comme les nœuds nodaux filaires, cellulaires, ou autres ; rien de nouveau !)  Et la grosse partie du réseau des voies est située dans la partie Est, et surtout Nord-est de la Gaule-France . Cà n’est pas pour les marchands, leurs chariots et leurs ornières ; tout çà, viendra après ; et cela durera 1000, 1200,et même 1500 ans, pendant lesquels, tout le  Haut Moyen-Age, tout le Moyen Age, la Renaissance, circuleront sur ces voies, en les entretenant peu, et en continuant l’utilisation des chemins gaulois, celtes, et autres bien avant. Ces mêmes voies,  au gré des besoins, seront, soit abandonnées, soit « macadamisées », soit recouvertes d’enrobés bitumineux après un petit élargissement , récemment (et encore !?), et deviendront routes royales, puis impériales, puis nationales, ou départementales (ou chemins d’exploitation, de terres). Le long des voies, sont érigées des bornes milliaires,  de deux mètres de haut, cylindriques,portant le nom du constructeur ou du commanditaire, et indiquant, tout bonnement , distances et directions . Au titre documentaire : les voies royales en France , sont reconsidérées aprés la mort de Louis XIV- qui , apparemment , entretenait peu ; l'arrêt du 3 Mai 1720 trace le cahier des charges de ces voies, dont, leurs dimensions : 84 pieds soit 27,3 mètres, avec chaussée roulable de 20 pieds (Guy Arbellot - Persée). ( Régence puis Louis XV - Louis XV étant le créateur des " Ponts et Chaussées  ...,et Trudaine )).( Une voie pavée centrale pour les charrois , lourds , deux allées cavalières en bordures , jouxtant deux allées " piètonnes" sur les bords, et deux rangées d' arbres; plus les fossés latéraux , çà fait trente mètres de large)

 . Expansion de l ' implantation du réseau routier en France : plein essor vers 1750 ; routes et ponts : voir ,par exemple , le magnifique pont de Pont sur Saône " XVIII eme siècle" , et le " Pont des Etats" ,à Ornaisons, Aude , sur l' Orbieu , " Pont des Etats du Languedoc"...construit en dur-dur sur le cours de l ' Orbieu, torrent " qui arrache tout", et qui se jette dans l ' Aude : 32 morts en Novembre 1999 !  .

  - Deuxième photo , dans la neige : borne de la RN 2 , de la RN 31 , Soissonnais : peut- être des bornes milliaires retaillées en bornes de voies royales....

    RN2,borne royale-17eme siècle?    borne V Domitia,coupe ex VF/Méze; c.Pinet+loinBorne-copie milliaire Voie Domitia Poussan

- - Autre borne ," pour l'Histoire" : borne avec un PHI, cyrillique, en  Ardennes! ; c'est que de 1816 à 1818 , 7000 soldats Russes occupaient les Ardennes , d'autres , dans le Nord , et d'autres , à Paris; et ceux de Paris , partant à l'exercice , sortaient de la colonne, se jetaient dans un troquet , commandaient " un verre de vin" , en criant " wibstro, wibstro" = Vite, vite , en russe; ce qui a entrainé l' appellation des petits cafés : " bistro" ; CQFD. Le P.C d' Etat-.Major russe était à Maubeuge, général comte Woransoff; donc les bornes étaient orientées sur Maubeuge " aller et retour"; Revue historique ardennaise, plume du Lt Cel Lesage.( il fallait bien que ces Russes aillent , et reviennent de Maubeuge , en suivant des panneaux,ou bornes , écrites dans leur langue , afin de s'y retrouver). Sont en verstes. Rien à voir avec Rome.( mais à voir avec chemins et fortifications....)lettre en cyrillique   Autre borne impériale( autres:Biarritz,Mirepoix...borne 1 er Empire-France viae-domitia- Béziers- St Thibery,bois                borne Ier Empire à Biarritz No 10borne milliaire de ( à !) Sauvian-34 Route Impériale Mirepoix,TLS,CCF,St Girons

-    Borne monumentale,au carrefour routes de Toulouse-Carcassonne-Mirepoix / Route Impériale vers Saint-Girons. (" l' est t-y pas belle,? la borne de Mirepoix?")       -- Copie de borne milliaire - reconstitution- cylindrique ,  sur la Voie Domitia vers Poussan , Montbazin ; les bornes étaient implantées tous les milles ,soit 1480 mètres , en théorie ; elles étaient plutôt , pour les grosses, implantées aux points remarquables , ponts, gués,  carrefours ; elles portaient les indications en "lapidaires" - abrégés , du constructeur - initiateur , Consul X Y Z , et les distances à partir de la dernière ville , et vers l'autre ( "comme maintenant "!) celà en chiffres romains, bien entendu , qui sont d'ailleurs , par rapport aux chiffres dits " arabes" ou indiens , plus faciles à sculpter sur une pierre , puisqu'il s'agit de barres, ou de traits, plutôt que de "volutes".  ( 2 eme borne rectangulaire , grise : borne impériale sur R D 1 , du côté de Dijon ; 3 eme borne : borne haute , en basalte , inscriptions martelées , dans un petit bois prés du golf de Béziers, sur la voie Domitia , à l'est de Saint Thibéry et de la D 18 , route basée sur la voie Domitia : elle est dessus , tout simplement ). ( petite " collection" de bornes....); (il y a même un village ,Villarzel, dans l'Aude - avec une villa romaine enterrée! ( dans une jeune vigne) avec des bornes RN ou RD ...partout dans les vignes! aaah, rève!...)....   Allez ! une de plus : borne numero 124.," de sous Louis XV, ou , et, Trudaine, route royale devenue R N 12 , sortie de Saint- Denis sous Sarthon ( peut-être), vers Alençon....pérégrinations dans le bocage-arriéres des plages du Débarquement, 70 eme anniversaire du D-Day...("on est fou... ou pas fou" ) 

Borne , soit impériale, soit Louis-Philippe, Ardennes, chemin de terres, vers Chatillon.Wp 001679

Dernière borne Louis XV de la région Ouest  çà doit être la dernière , l ' ultime borne Louis XV .Borne milliaire à Nizy le Comte-Aisne. borne milliaire à Nizy le Comte (

 

 

                  - Constitution du système  établi des voies romaines : « tout droit », donc au plus court ; les virages obligatoires sont à larges courbes, pour faciliter la course de l'emprunteur, à savoir , le cheval, le seul moyen de locomotion rapide dont dispose l'homme, il y a deux mille ans  Mais , pragmatiques , économes , pratiques, dés que la voie celte existante est trés convenable, comme celles qui suivent les lignes de crête, les Romains s'installent dessus ( cf ; la voie Reims- Castrice-Cologne entre Launois-Ferme des Corbeaux et Warcq-Castrice).

.Les Romains n’ont pas dû s’occuper beaucoup du droit de propriété ou d’expropriation pour faire leurs routes ; les droits d’expropriation devaient se résumer sommairement ou grossièrement, de prime abord à  des palabres courtes alliées à quelques piéces de monnaie, puis à des coups de bâton- liés aussi, à quelques piéces de monnaie- diplomatie oblige-, ou de plat de glaive, - toujours en discutant - puis à un coup de glaive dans le ventre, ou dans le meilleur des cas, un coup sur la tête ; ce devait être le régime de « la valise ou le cercueil », ou le baluchon ou le linceul (et encore) ; les survivants utiles à Rome, dociles, grattaient la terre, et les carrières , entassaient les cailloux, faisaient un lit-bande de roulement ,et servaient d'ouvriers-cantonniers, ou d'auxilliaires de Rome. - Avant , on disait que les Romains , brutaux et impérialistes , utilisaient la force; mais il semble qu'ils utilisaient beaucoup "leur cervelle" ,  donc la diplomatie , la parole , la persuasion , (et l ' espoir des sous ), et l'ordre , ordre générateur de production de richesses , donc de sous ; et qu'est ce qui fait marcher l ' homme? c'est " les sous"; donc , s' il y avait occupation tranquille, plus de l'ordre , entrainant des " sous", les populations se tenaient tranquilles.( La proprièté des Gaulois était tant privée que collective, par endroits ; au XII eme siècle, dans le Languedoc , les terres " pourries","de misère ", étaient libres d 'accés ,sans possession )

Quand on ne peut pas aller tout droit , à cause du terrain , de marais, de pentes trop dures à franchir , on fait un petit détour, ou bien on passe dans les zones hors-d'eaux, mais toujours avec des virages amples, pour bien voir la voie devant, ce qui facilite la course du cheval , plutôt que des virages secs. ( voir la Voie Aquitania , à Saint-Couat ou à Fleix : virages tout doux ) .On emprunte des gués, ou des barcasses de passeur, pour franchir les petits cours d'eaux, et quand le cours d'eau est conséquent : on fait tout simplement un pont , et pas forcément en pierres.

Tous les vingt- cinq , trente kilomètres, se trouvait une mutatio, moitié maison- moitié poste de guet et surveillance-maison forte, petit poste de garde et de contrôle ; toutes « les journées de marche »,un homme à pied faisant une moyenne de 28-30- 35 km par jour ( homme moyen !) , est installée une mansione, maison-relais , peinte en rouge, pour qu’on la voit bien  (c’est : »la Maison-Rouge « , tout simplement) ; il y a là des gens à demeure, des chevaux, le gîte (et le couvert ) ; ce système durera jusqu’à l’apparition du chemin de fer, 1850 ! (deux millénaires d’existence) ;  et ce systéme a repris , depuis 1930, mais clairsemé , avec les restaurants routiers , "les Routiers"  ....; à chaque changement de direction, sont plantées  des bornes, ou des panneaux en bois, et des bornes milliaires, de deux mètres de haut ; organisation très militaire, ces réseaux n’étant en fait que militaires et administratifs, stratégiques , fait pour l’usage exclusif de Rome, l’occupant-vainqueur ; ils ont dévié ensuite, pour le commerce et pour les échanges commerciaux. , et d’exploitation (coloniale surtout), puis  ces voies sont devenues marchandes  et civiles, puisque les nouvelles voies romaines étaient «  sures, toutes droites, surveillées, fournies en haltes et moyens de franchissements des rivières »...( et de pélerinages )...A chaque gué ou passage en barque ou bac rudimentaire, il y avait un passeur - indépendant- et une auberge, une " taberna", dans laquelle on buvait, mangeait, se reposait ; à chaque point de franchissement de " coupure humide" ( terme militaire du Génie) , il reste quelques " épluchures" : vaisselle, amphores en débris , au milieu de dépotoirs ,toujours utilisés ,2000 ans aprés. (restes d'amphores , déchiquetées par la fraise du "Rotavator"( c'est une marque") dans des vignes du Languedoc , tracé de la Viae Aquitania ( " tracé !) prés de l'Orbieu.)( au " carton" , on voit la pointe de l'amphore et la courbure de son ventre ; restes rencontrés en surface de vignes). - Note /Mutatio :" elle doit être garnie de 20 chevaux au moins ; et il était défendu d ' en faire partir plus de cinq dans un jour " , dans  "Mémoire sur les voies romaines en Savoie " par Claude Antoine Ducis , 1861 . ..

  .Ce même système existait sur les " routes " : route de la soie , routes des épices ; les caravaniers s' installaient pour la nuit avec leurs bêtes et les charges , à l ' bri des "fondouks" , = caravansérails, installés tous les 35 km = une journée de marche ( fandian en chinois- mandarin = = !)

                anse,flanc amphore dans vigne prés Orbieu-Aud

     anse,flanc-pointe amphore à vin/taberna                        

-                        - Quant à la nature matérielle de la voie, une fois le tracé reconnu , mesuré piqueté, l’implantation était faite en dur : affouillement des terres arables pour atteindre le sol dur , puis lit de gros cailloux, lit drainant , puis de cailloux-ballast, liés souvent à la chaux, bande de circulation en sols légers-sable, et surtout, construction de fossés latéraux – ce qu’il manquait ( et manque toujours) aux chemins, qui finissent par devenir voies d’eau , donc se ravinent ; le revétement de surface est en sable ou terre légère, pour les sabots des chevaux, et uniquement pour les sabots des chevaux puisqu'ils sont les uniques et seuls animaux à supporter un homme sur leur échine avec une sacoche à messages, et ce , au galop entretenu ; les dalles ne sont qu'aux passages difficiles, ou en ville, en montée, afin de ne de pas laisser se raviner la chaussée, et toujours recouvert de sable ou terre ; en plaines , cela se présente comme une petite jetée de 3- 4-5  mètres de large sur un demi-mètre à un mètre de haut ( voir Voie Domitia avant Saint Thybéry) . Dés que l’on aborde des zones boisées, pas forcément sures, donc dangereuses, et comme on ne peut pas raser la forêt, on construit sur haute-jetée (« hautes voies »), de 3-4-5 mètres de haut, telle la voie Reims-Castrice- Cologne, ; elle permet (hypothése) de circuler rapidement sur la voie et ainsi d’éviter les mauvaises surprises, puisque l’assaillant ou les assaillants , sont obligés de grimper le flanc raide de la voie pour assaillir ; de plus, les bois traversés devaient avoir un bande latérale dégagée de végétation afin de mieux voir ( rien de nouveau sous le soleil : en Egypte, pour éviter les attentats contre les cars de touristes, la plantation de canne à sucre-hautes- est interdite sur une bande latérale aux routes « de touristes » sur 200 mètres de large ; cela évite les rafales » intempestives » ;… quand il y avait des touristes en Egypte, bien entendu… ...).

-           Maintenant, il arrive de rencontrer des « voies hautes » en plaines ( peu : elles ont été cannibalisées) et des voies » basses » en forêts, comme c’est le cas dans les bois de Yoncq- Flaba- sud Moulin de Hamelle( Sud Mouzon) : il y avait certainement des champs ou des prés sur ces lieux, il y a 2000 ans. ( 25 % des Gaules étaient boisés ; actuellement , 30 % de la superficie de la France sont recouverts de bois ;(" pourquoi donc les écolos braillent ?   pour être les seuls? – Elus- sur la Terre ? chanson connue , " et dangereuse !…) Voir " Chemin Haussé" sud de Caen , qui court en chemins , traces, sur 55 km tout droit , angle de 140 ° NW- SE ; la voie a été littéralement " mangée" , sauf les ponts ; fonctionnait  encore au XVIIIeme siècle ))  -   Voir également , toute droite-droite , un à deux mètres de haut , et poteau EDFplanté en plein milieu , située entre RN 6 et la V.F Auxerre-Avallon , et entre Saint-Moré et Sermizelles-Yonne : la splendide voie d'Agrippa , qui court sur plus de 800 mètres; elle passe la Cure au gué , prés du beau chateau et du café de Cora ( à vendre), chemin du camp celte de Cora ( sans panneau ," c' est trop cher-circulez , ya rien à voir ")....Tant pis. Voie Agrippa Saint Moré, Yonne/ RN 6 St Moré ,fond;gauche-haut : camp celte CORA RN 6,V.R Agrippa,V.F Auxerre-Avallon. C'est ce tronçon,long,de la RN 6, bucolique mais encombré et mortel, qui a décidé et initié la construction de la "2eme" autoroute en France, une soixantaine de KM  , entre Auxerre et Avallon; aux vacances, la circulation automobile  était devenue impossible sur la RN 6;( la 1ére autoroute est le tronçon de Normandie,tunnel de Saint-Cloud, 1935)

 Voie Reims-Bar le Duc,camp Mourmelon - Deux prises de vues sur la  route vers Bar le Duc , à partir de la RN 77, niveau Camp de Mourmelon; la route emprunte - tout simplement- et pourquoi pas ?, la voie romaine Reims/Durocortorum- Bar le Duc/ Caturiges ; en arrivant dans les collines situées à l'Ouest de Bar le Duc , la voie se plie au relief. La voie située dans le camp militaire est interdite aux civils.  Prise vers ouest - demi-tour sur place- citra, et prise vers plein Est D 366 vers la Cheppe. Une autre voie , Reims- Vienne le Chateau , passe au travers du Camp de Suippes.( la Cheppe, dénommé "Camp d'Attila", en fait castrum comme celui de Chestres-Vouziers , celte , - et abandonné -hélas).

 - Les grandes voies romaines du Cursus Publicus s' embranchaient avec des voies secondaires , puis des voies " vicinales -vicinae", et des chemins " de service" ( comme aujourd 'hui !) ; voir le réseau quasi complet de voies romaines grandes ou petites , ou voies romanisées , sur " carte de l'Armorique" Eveillard , dans site de Philippe Saint-Marc : "voies romaines en Côtes d'Armor" ; ce site montre , de plus , de nombreuses bornes milliaires, " denrées rares" actuellement.

Reims-Bar le D

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-   ......        - On dit, quant à la vitesse de circulation :….Un cavalier parcourt 70 km par jour….( un cheval lancé au galop, sur un petit parcours , peut atteindre 50 Km/hre .. - sur un km !.) ! Jules César a mis huit jours pour arriver en Arles venant de Rome….L’armée de Jules César a mis 27 ou 28 Jours pour arriver en Espagne (Sagonte, ?), venant d’Italie….Oui, mais de quel endroit en Italie ? Et combien d’hommes, de chariots ? (pour les sandales et la farine ! et les machines d’artillerie, mangonneaux-balistes et Cie !) : 40.000 hommes, à pied, avec tout le fourbi, et « la vitesse d’écoulement » (c’est de la logistique, c’est une science !), çà met longtemps à circuler ; çà ne va pas à la vitesse d’un messager, en temps de paix ( romaine !) lancé au galop sur une voie toute droite et propre, vide de gens, de branches tombées, d'encombrement, car entretenue continuellement et assiduiement..

-         

 Autre exemple : celui de la colonne Elster :

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-          ;

-           Colonne ELSTER :division d’infanterie allemande, constituée «  de bric et de broc », avec les troupes d’occupation, fixes, fantassins, artilleurs, génie, transmissions, basée en Occupation sur la côte basque et les Landes ; après les débarquements alliés, l’ordre est donne de retraiter, en cassant tout ce qui ne peut être emporté ; une colonne, à pied, 20000 hommes, remonte vers l’Allemagne, « à marches forcées » ; et , un jour, après avoir fait régulièrement des marches de 40 -50 kilomètres, cette dite Colonne ELSTER FAIT 73 KM dans une journée ; mais , en cours de route, encerclé , harcelé , Hugo ELSTER, se rend aux Alliés (voir site » fort BIARRITZ  sur E.monsite ) ……

-                       L’empereur Tibére, apprenant que son frére vient d’être accidenté au sud des Flandres, suite à une chute de cheval, parcourt le millier de kilomètres qui séparent Rome de Mayence en l’espace de deux jours ' et qques heures) de char attelé - bige ; certainement précédé de cavaliers  -relayés qui prévenaient de l’arrivée de l’empereur et des nécessités de la logistique.( mais il était empereur!)

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-                       Voie - exemple/ :petite voie ,certainement d’origine celte , annexe et secondaire :, 5km au Nord de la voie Aquitania (source sur la dite Aquitania : Decramer J) ; cette voie (petite !) relie le Carrefour de Bezons, 5km au nord de Carcassonne, à, , Saint-Frichoux-, à l’Est , en passant par La Mée, Gibalaux, contournant par le Nord l’étang de Marseillette         ( il est sur Cassini ; et sous Rome, il était certainement plus grand ; et profond) ; ,puis ,cette voie part vers St Nazaire d’Aude, Sallélles d’Aude (et sa feue digue romaine, disparue en 1352) ; cette voie-petite-, serpente d ans les collines du Minervois, et passe entre les mourrels de la plaine du « pays-bas » . Elle  comporte tous les 10-12 Km, des traces (traces !!) de postes , certainement de guet et de garde :l’un, au sud de la Plaine Saint-Pierre, en haut de la voie, qui monte de Naucadéry , dans les bois et un thalweg, et l’autre, sur un mourrel entre Salices-La Redorte ;, elle rejoint l’oppidum d’Azille, (et rattrape  la voie du Marquisat, prés d’Olonzac)  puis Capestang, et la voie Domitia, après avoir traversé l’Argent-Double; donc il y a sur cette petite voie , deux postes de guet  avec des gens qui guettent, surveillent, et qui peuvent communiquer entre eux «  à vue »,par signaux de fumée « comme les Indiens », ou comme les châteaux dits Cathares,( de la chaine de surveillance et de protection du sud de la France, ‘Ligne Maginot du Moyen-âge : Carcassonne et ses cinq fils ); et la nuit, la communication pouvait se faire  par feux, tout simplement.(  voir sur carte IGN 65, Béziers-Montpellier, 1/100.000: "anciennes voies romaines.".."chemins des romains" ,etc)..

-                  Un autre système, de transmissions de messages, ou d’avertissement à destination de  la mutatio  annonçant  l’arrivée d’un messager, pouvait être installé ,système comparable à celui du télégraphe de Chappe (en avance de 1800 ans), et fonctionnant  par signaux avec des fanions ou des panneaux de couleur , la tour de surveillance étant installée sur une éminence (comme le télégraphe de Chappe, qui a fonctionné une bonne cinquantaine d'années..( ou par feux , la nuit, ou fumées , le jour : exemple de: Hannibal , qui correspondait comme celà  étant en Gaule, par une chaine de postes "optiques " entre lui--même - et Carthage ;- et ce , à travers la Gaule du Sud, où il  stationnait , la péninisule ibérique, le détroit de Gibraltar, tout le Maghreb jusqu'à Carthage ....;, et les Gaulois aussi,,utilisaient le même système , en plus des pistes-voies).

-             Donc , ces postes de guet, espacés de 10 à 15 km, pouvant communiquer entre eux, à vue , et recevoir-envoyer des messages très rapidement , Ces postes  peuvent  à tout à loisir prévenir de l’arrivée d’un courrier à cheval, et avertir la « mutatio », ou la « mensione », de l’arrivée prochaine de la monture et de son cavalier, mais ,surtout prévenir de l’arrivée  du message à transmettre, logé dans la « musette » ou la sacoche (comme le facteur !, préposé des Postes !;tout pareil, mis à part qu’aujourd’hui il a une pétrolette ou une automobile jaunes !)( celle des " Visiteurs"....)

-              Les tours de guet, ou vigies , « exploratorium » , peuvent fort bien communiquer aux sons, par la trompe  ou le cor , de la même façon , qu’avant , le courrier à cheval, et le postillon , avertissaient les gens du relais par un son de trompe ; cette trompe figure par ailleurs en logo dans  le service des Postes belges, allemandes , petite trompe-corne comme celle utilisée à la chasse , pour les traqueurs, ( et également pour les douaniers et les Chasseurs , à pied , portés, ou alpins, en France , puisqu’ils étaient «  en avant »). ....."  F R 3 Languedoc-Roussillon , 6 Aout 2015 : "à Port- Vendres ,existent encore des tours de guêt , datant du royaume des rois de Majorque ; elles correspondaient par signaux à feux , tant le jour que la nuit.....".

-              Ce qui entraine, qu’à l’arrivée à la maison-relais, ce dit relais étant prévenu par signaux, sonores ou - et visuels , le cavalier-relais attend sur son cheval, et, la musette, ou la sacoche-à-messages , étant transmise, ce nouveau cavalier sur son cheval, ne mettra que une heure pour faire 20 à 25 km (vitesse d’un cheval au galop-entretenue-pas trop vite ; mais cheval se retrouvant «  à plat », à l’arrivée) - Le message était inscrit sur une tablette de bois ,comme il en a été découvert il y a peu de temps, sur le site d'un ancien camp romain , du Limes, Allemagne du Sud ; il pouvait être aussi inscrit sur une feuille de plomb (?) , support utilisé par d'autres civilisations aux 4e- 3eme siécle av . J.C, ( - cf les " plombs" de Pech-Maho , retrouvés vers les années 60 et qui étaient  installés " sur des filets de pêche, en guise de lests" ( voir sites "Pech- Maho", plombs de filets de pêche, qui étaient en fait , des feuilles de plomb, portant des inscriptions ibéres , ou autres, et qui, roulées au bas des filets, servaient de lests...;.combien ont été fondues pour récupérer le plomb ?)  ... Et. combien de pierres de taille sont parties " dans les maisons" , ou comme celles de l'amphithéatre de Rouillac , Charentes, découvert-dégagé des broussailles vers 1870 : "les gradins ont été vendus à une usine à chaux !!!!". ; et ailleurs !....)....

-               Si le temps le permet, si la lune est présente pour éclairer la voie, et s’il n’y a pas de mauvaise rencontre , " çà roule"vite. ( à chaque incident dans une contrée, les Romains prenait un village, ou une partie de village, et les habitants partaient , emmenés et vendus comme esclaves !; le fautif , ou le supposé fautif était crucifié à l'entrée,; et des Italiens , ou autres, venaient- déportés , pour occuper le village devenu désert ! la Pax Romana était DURE ! qu’on se le dise !), . Donc, si la circulation à cheval se déroule  sans anicroche, un message-dans- sa-sacoche, peut  circuler à la vitesse moyenne de 20 kilomètre par heure, de jour et de nuit, sur les chemins-voies , blancs de craie, ou de sable, en plaine, ( peu en forêts) ; et , en conséquence,, sur  en  une journée, parcourir quelques 480km ! ( Au mieux)

-           Et oui ! : 24 heures X 20 km/.heure = 480 kilomètres ; ce qui fait que le message qui part de Boulogne sur Mer/Gesoriacum  le Lundi matin peut arriver (peut !) en Arles/Arelate le mercredi, soit deux jours (dans le meilleur des cas) ou deux jours et demi ( Tibére a mis deux jours pour faire les 1000km entre Rome et Mayence , en char attelé!).

-           Mais il suffit qu’il arrive « pour infos » à Reims  cinq- six-sept heures après, pour que des troupes, suffisamment de troupes, s’engagent sur les voies, afin d’agir, à la vitesse de quatre kilomètres par heure ( en convois, vitesse moyenne « d’écoulement » : deux km/heure ! quand il y a de grosses unités)  et agissent (« agissent ») sur les lieux très rapidement ( concentration très rapide ; sous Napoléon, on ne faisait pas mieux : 1805 : la Grande Armée part du camp de Boulogne, et se présente devant Ulm un mois aprés - puis Brön- Austerlitz-Slavkov, ce 1er décembre 1805," veille du 2 S!)").  

-        .....   -La « marée », partait de Boulogne ( sur Mer ), au XVII eme siècle , en chariots tirés par des chevaux lancés au galop, et « relayés »,  et arrivait à Paris, mais surtout Versailles, cinq-six heures après avoir été débarquée des bateaux de pêche ; et on ne devait pas servir à la cour du Roi-Soleil des « poissons aux yeux creux, ou tristes » ; ces poissons étaient frais, recouverts de sacs mouillés. C'est la fameuse « marée de Vatel ! » : "la marée n’est pas là, pas là ?" Vatel dans le rôle  de  Gérard Depardieu….( et non pas , Depardieu dans le rôle de Vatel ! nuance) . »la marée est là, Monsieur » ; …. mais Vatel venait de s’empaler sur son épée, tuant Depardieu ! qui ne faisait que très  bien jouer son rôle ; aaah !…(et le Colonel Chabert !) (digression).( devenu G G belgo-russe....) ( et Cyrano ? ! aaah!...)

-           Tout çà n’est pas très académique, mais les seuls maitres , dans et sur l’espace, c’est –la carte, - le terrain- les godasses et le sac à dos-la météo,- l’état de la voie,-et le cheval et son cavalier,- et les impératifs logistiques et militaires, et le temps(«  le vent et la pluie sont les ennemis du fantassin et du piéton »)……      

-                   Nécessité faisant loi, les Romains se sont tracés des voies « rapides » et efficaces, à l’échelle d’un continent : la moitié de l’Europe, le Maghreb-Lybie-Egypte, tout l’Orient, en fait le Monde entier connu. Voir , la table de Peutinger : table -et non carte- des principaux itinéraires romains en Britannia, Gaules, Ibéria, Italie, Europe centrale, Maghreb, Libye, Egypte, Moyen-Orient, Caspienne, Iran et Inde, partie d'Arabie, et "pointes" vers la Chine,; c'est à dire le  Monde entier , moins l'Afrique Centre et sud, les Amériques et l'Océanie;  pas mal ! c'était il y a deux mille ans . Il est vrai que leur langue est d'une précision diabolique.....

-                      En Gaule-France, ce maillage se  superpose au système celte-gaulois, efficace, mais propre à des peuples-tribus, quasi indépendants les uns par rapport aux autres. ("Guerre des Gaules?" "vous avez dit guerre ?")

-           Et ce réseau de communication parfait servira de voies d’invasion aux Barbares, qui tueront l’empire romain ;  de la même façon, que, les 10,11 et 12 mai 1940,des envahisseurs emprunteront  trois routes en Belgique (et trois petites routes !) pour faire arriver, en lisière de la foret des Ardennes, devant Sedan,( et 30. 000 à Monthermé et Revin) ce 13 Mai 1940, 60.000 hommes qui mettront à mal, pendant cinq ans, la France et le monde entier.

-            Carte rudimentaire des voies romaines en Gaule, et villes-carrefours ; sources « Itinéraires en France» ,IGN , Wiki, terrain, etc ,.....

 -  Au sujet des cartes , ou de cartes ...:il n ' existe pas de carte romaine , ou de carte de  l' époque romaine ...Ou bien , ou mieux , " il n ' existe plus de cartes romaines "; en faisant reférence aux portulans , qui datent du Xeme , XII eme siècles, sur site " expositions.bnf.fr" , " les portulans" , voir " Ernest Théodore HAMY : Note sur les fragments d' une carte marine catalane du XVI eme siècle ayant servi de signets dans les notules d' un notaire de Perpignan entre 1531 et 1536" ; donc , ce  brave notaire de Perpignan , ayant besoin de papier pour ses écrits, récupéraient des cartes un peu vieilles, ou devenues sans utilité, et ces cartes partaient soit en supports d' écrits, au dos , soit à la chaise percée . Et , sous les Romains, les planchettes de peupliers ou de saule - tabelas- supports de cartes- avaient dues chauffer les Barbares, ou préparé le feu de leur cuisine... Voir le tablettes de peupliers supportant des écrits comptables du fort romain de Virolanda , Chesterholm , Nothumberland , Mur d' Hadrien. De la même façon , il ne reste plus de plans d' ouvrages d' art ; et pour construire l ' aqueduc Uzés-Nimes, et le pont du Gard ( qui est sur le Gardon!) ," avec sa pente de UN mm sur quatre mètres , 12 M de dénivellé sur 50 km ! il a existé :- des cartes - des plans, - des comptes,-des plans de travaux , de chantiers, etc etc ; rien ne subsiste; en conséquence, il semble que toute la Gaule , l ' Italie, l ' Espagne, la Grêce étaient en cartes précises... Voir également : la carte d' Hérodote - 450 , ainsi que la " carte du Monde" selon Hécatée de Milet , - 485 : la Méditerrannée , y est déssinée, ainsi que le haut de l ' Afrique - Lybie , l a péninsule arabique, la Mer Noire , la Caspienne, et les terres jusqu ' à l Indus ; autour , c' est l 'Océan; la carte couvre environ 6 à 7000 km de long ; pas mal! sans avion ni satellite ! ( et les portulans , tirés de 8000 points de récits !, dans lesquels ont a tire 400 points bases de tracés ! pas mal !)

-           A fontibus citare ; gracia ago.S C.M.

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