Méthodologie de la Poste.

La Poste.

    - La Poste ( vue simpliste). ( " promenade "). ( Excuses pour le " Gaffiot".. ") ( Poste Impériale)

    -  Williers , an  162. - Lucius Aurélius Verus est co-empereur à Rome avec Marc-Auréle. - 

  - Williers est un trés charmant village,  petit village - cul de sac- au nord d' Epoissum- Carignan , dans les Ardennes, construit sur un éperon "plat" ( trés petit plat ,30 mètres de large)  , terrains vallonés. A l' amorce de l ' éperon passe la voie romaine impériale Reims-Tréves ; l ' éperon surplombe l' actuelle frontière franco-belge , qui suit un ruisseau; auberge à omelettes et truites; c ' est le vicus de Chameleux , fouillé par l ' équipe Mertens , jadis.( vicus marchand , halte , " gare",, "caranvansérail", ....)...( c' est aussi , une( trés) petite principauté; nettement plus petite que la Principat d' Andorra, ou du Lichstenstein !) ( et également, le lieu de la " M.F no 22" , " en clair " : Maison Forte numéro 22, " sonnette armée - casemate de la Ligne Maginot, secteur de la Tête de Pont de Montmédy !....transformée en maison de loisirs, sur la base du blockhaus). S C.M 2016.( Situation contemporaine : Williers,petit village des Ardennes,jouxte la frontière avec la Belgique,et sa province du Luxembourg,chef lieu: Arlon,ville la plus proche: Florenville, Wallonie)

  - Williers, donc , an 162 ;  ( projection- idée !)  - c 'est un poste romain de garde installé sur la roche qui touche la Voie Impériale Durocortorum- Trévisorum,  Reims- Trèves , voie qui arrive d' Epoissum - Carignan et qui descend au ruisseau et au vicus de Chameleux, halte " routière", auberge et  petit relais occasionnel,, "mansione" de secours pour les chevaux de la Poste Impériale, avant que la voie ne s' enfonce dans les foréts de sapins et de feuillus qui couvrent une grande partie de cette Gaule Belge ( la racine n ' est pas " belge" , mais "belli" ,= bagarreurs !) ( à bon entendeur, salut !)  puis oblique vers le Nord-Est et vers Tréves ( par l ' actuel Luxembourg ) (la voie, actuellement petite route, charmante,file sur la droite,puis monte dans un petit vallon pour arriver sur le pat,plateau,PIN-IZEL; au carrefour,s'enfonce dans les bois à droité-Est,puis disparait,puis ré-apparait.).( les relais sont instammés tous les trente KM,et au milieu de ce parcours,qques fois il y a un "joker"...)

  . Une petite tour en bois couronne le rocher,; au sommet de cette petite tour- mirador ,un " auxillari" surveille l' horizon belge de cette mer immense d' arbres.Il surveille, et veille sans cesse sur la voie qui serpente dans le vallon, descendant du plateau de Pin-Izel; il surveille et attend un éventuel messager monté sur son cheval lancé au galop, le cavalier du Cursus Publicus", "le sang de l'Empire"; à son approche, il doit sonner la trompe, pour avertir, et le cavalier lui répondra, plusieurs coups de trompe, en code, pour être bien sur que c'est vraiment le courrier de Rome, et non un cavalier substitué par des ennemis ou des séditieux !...Rome est prudente et méthodique!...

  Le poste de garde est une baraque mi en pierres , mi en bois , couverte de chaume ; il y a là douze hommes : trois Romains - ou plutôt, Italiques: un " sergent" , deux légionnaires et neuf " auxillari", armés chacun d' un " verutum"-petite lance; les auxillari sont des locaux, certains travaillaient les champs, et un était pêcheur dans la Chiers ou dans la Meuse. Le " sergent", chef de groupe, est un Italique;il est né "entre les deux lacs", prés du lac Trasimène, donc, pas dans le Latium; donc il est "peu Romain"; il est dans l"armée romaine depuis l'âge de dix huit ans, et actuellement, il en a vingt huit; il s'est battu sur le Limes contre les sauvages de Germains, " qui ne pensent qu'à piller et non à travailler". Il gagne prés de 80 sesterces chaque mois, solde -" salaire" versée tous les six mois par le payeur de Durocortorum; " mais je gagne correctement ma vie; le mari de ma soeur, avec deux enfants, qui vit à Rome dans une insulae, quand il travaille, reçoit en moyenne un millier de sesterces par an, ce qui n'est pas mal; moi, ici, je ne paye ni l'abri,ni le bois de chauffe, ni le jardin  dans lequel ma femme travaille, élève des poules et deux cochons, qui se promènent dans les bois, mangeant des glands...!";" et comme j'ai accompli bravement plus de six ans de campagne sur le Limes germain, en m 'y battant souvent, j'ai fait mon temps de "terrain à bataille", donc je vais rester une bonne dizaine d'années sur le deuxième Limes des postes arrières, d'autant plus que je sais lire, et un peu écrire et bien considéré par le sous-consul...; et puis, peut-être, dans vingt ans, je deviendrais vétéran et on m'octroiera un terrain quelque part dans l'Empire, afin de fonder une petite colonie et un nouveau village; c'est, en général, prés d'un village de Gaulois, sur les terrains communaux des Gaulois, et non sur leurs terrains en proprièté que les vétérans s'installent dans le pays; Rome ne veut pas spolier les Gaulois dans le but de se les attacher par la diplomatie et l'habileté..." Il n' y a que sur les Germains que nous tapons,parcequ'ils sont sauvages, féroces et idiots !"....Mais ça ne marche pas toujours, surtout en Gaule Narbonnaise; c'est effectivement mieux qu'ici, du côté de Narbo Martius et de Beterrae, dans les grandes plaines littorales du bord de la Méditerrannée; j'étais allé là bas, partant d' Italie, en montant à pied par le le bord de la côte ligure, puis passant à Arelate; et comme il y avait des mouvement séditieux au sud-ouest de Narbo Martius, au pays des Cabales ou des Eulyciques, nous y étions allés, et moi, tout jeune légionnaire, j'avais vu la justice de Rome s'appliquer là-bas, dans ces montagnes blanches et grises et profondes des Corbières...; quelques gens mécontents et par trop remuants avaient été emmenés en esclavage à Rome; et tout c'est calmé; et les autres mécontents non attrapés sont allés s'enfoncer dans leurs montagnes impénétrables...Ils iront y survivre, ou faire mineurs, ou crever de misère !"....

 Un auxillari surveille du haut de sa tour autant la mer de sapins et de feuillus que sa femme , qui vit dans une cabane " casa" , au pied de l ' éperon , dans le vicus, dans lequel s' affairent des marchands ; les marchands veulent emprunter la voie, réservée à la Poste, plus pratique, car neuve et droite , plutôt que les chemins celtes, pas trés droits et pleins de trous et flaques, car entretenus que de temps en temps et sans assiduité .;.les auxillari vivent au vicus, et les Romains , derrière le poste, sur l ' éperon; cet éperon est un ancien éperon fortifié, un oppidum, entouré d' un fossé et d' une palissade de troncs et branches d'épine ; sur le plat ,il reste quelques cabanes -casa dans lesquelles vivent les trois Romains, avec leurs familles " moitié romaines, moitié locale...et moitié d' ailleurs..."( les soldats , çà vit comme çà ; c à d , comme ils peuvent, (comme ça peut) l ' essentiel étant de vivre ! ) ( " quant aux trois"moitiés", c' est normal : c' est Pagnol qui l ' a ainsi écrit dans la recette du Picon ! " ) ; il y a deux auxillari qui vivent également dans l ' ancien oppidum néolithique , délaissé "parcequ'il faut aller chercher l ' eau en bas, au ruisseau" ( " l ' eau , c' est toujours" en bas"; et l ' oppidum , pour vivre et se protéger, c' est toujours "en haut"; l' eau est en général maximum à 500 mètres du lieu de vie ; habituellemnt , à 300 mètres ( idéal); au delà de 500 mètres , c' est pénible !).....Ils vivent avec une femme et des enfants, quelques pièces-deniers d' argent données à chaque nouvelle lune...; çà n 'est pas la richesse; les femmes cultivent un petit bout de terrain avec leur rastri ou la sarcumum - hoyau et houe ; le  terrain est alloué par Rome, ou du moins par le gouverneur installé à Reims : des fèves, des lentilles , des pois, et des " racines" , navets et oignons, choux ..; plus ,un gorét qui gambade dans les bois avec ses congénères.( comme était la vie domestique chez les éclusiers ou les garde-barrières , en France en 1900-1970 !: un jardin , un poulailler, deux cochons ...et là , s'il n 'y avait pas de maladie, et si on ne buvait pas , c ' était le bonheur , presque ...) çà n ' est pas l ' aisance , mais tant qu ' on mange à sa faim .!.....( dés que la paix romaine s' est installée, TOUS les oppidums , hauts perchés, sont descendus " à l ' eau", ( comme les canards) dans les " villages" qui devaient être déjà construits prés des sources ou du ruisseau, mais qui , probablement n ' étaient habités qu ' en périodes calmes..;.dés que la crise arrivait , ou se pointait , tous les habitants montaient se réfugier derrière les murs de l ' oppidum pour se mettre à l ' abri .

     Ce système a prévalu dans le haut Moyen Age , quand le seigneur recceuillait ses serfs-villageois dans ses murs.( et les jetaient delors , comme à Chateau-Gaillard, quand il n ' y avait plus rien à boire et à manger, pour qu ' ils aillent se faire égorger par les Anglais.... Et la paix , " c' est bien " : " on ne se tabasse plus , plus de voleurs (-puisque c' est Rome qui vole !) on fait des récoltes , donc des sous , même si Rome en prend un peu ou un peu plus.... ").).

   Hier ,le " sergent " a eu un renseignement sur quelqu' un qui travaillait comme bucheron , un " bajulus" , dans les bois ; ce bajulus dispensait la révolte ," la dispensela" ,  ( " flanquait la pagaïe")  du côté du gros village qui surplombe le grand cours d' eau , la Semois et où passe la voie de Tréves ;  Ce matin , il a agi ; le "sergent" a  envoyé ses deux légionnaires et deux auxillari " coffrer" ce dit agitateur. Donc , ce " bajulus", agitateur ,revient , enchainé par des " vincullum" aux poignets., encadré par les quatre soldats; le "sergent" commence à lui poser quelques questions, et , sachant un peu écrire , prend une " tabela" et met - scribo- quelques mots sur la dite plaquette de bois léger et blanc - en peuplier- et au calamus , et puis donne ses ordres : " un légionnaire, deux auxillari,: direction la mansione de Mouzon (pour les tablettes , voir bas ); le bajulus est à mettre à la disposition du sur- décurion , pour interrogatoire " -( racine de Mouzon : mansione- ou bien de Mosomagus ...) Il se trouve là un gros poste romain , un castrum, un peu fortifié , "vallum" et barrière de " pine";  à la tête de ce poste romain , il y a , pour commander , " un adjoint-centurion"; ce dernier fera " son affaire" de l ' agitateur , enverra un messager vers Reims , ou ce qu ' il voudra ou pourra faire ....Les trois soldats et le prisonnier agitateur partent , à pied, par les collines,sur la voie ., Ils vont  au castrum de Mouzon, jouxtant la mansione de Mosomagus ( = marché de , ou sur , la Meuse) ..... .,Les plaines sont calmes , sures, facilement surveillables ;" et puis , il ne faut trop " rigoler" avec Rome, car Rome "ne rigole" pas ; le moindre écart , et on se retrouve à l ' entrée du village , avec le " numella" autour du cou , planté là , pour un jour ou deux ou trois, le cou et les mains pris au carcan ! l ' ordre romain régne, ainsi que la pax romana, ce qui induit de l ' abondance , des sous, de l ' argent ; et comme les gens aiment bien les sous, l' imbécile qui est dans le carcan -numella est surveillé par tout le monde, et personne n ' ira le libérer avant que l ' édile - qui le surveille de loin- , ne donne l ' ordre de le libérer ; on lui donne à boire et à manger , c' est tout ! et sa famille peut le protéger de la pluie , du froid ou du soleil ! c' est tout ; " faut pas rigoler avec Rome !".Il restera exposé le temps qu'il faudra,"même si le Pénal n'inclut pas l'exemple!" ;mais l'exemple....sert d' exemple;donc, on met les gens au pilori, afin de montrer la Justice, l'Ordre..la Paix, et les SOUS induits par la tranquilité !....S C.M

     " A Rome , et pour Rome , il faut la PAIX et la sérénité ! sinon c 'est : les coups de bâton, puis les coups de fouet , puis , si on ne comprend pas , le pilori , puis , le coup de glaive, ou les bêtes dans le Circo Maximus, ou le Coliséum, à se faire dévorer par des bêtes sauvages sous les hurlements joyeux de 50.000 à 100.000  Romains désoeuvrés !.....Car il faut la paix pour que 250.000 Tonnes de blé arrivent chaque trimestre au Portus de Rome , venant d' Afrique du Nord , pour nourrir pendant une centaine de jours le million et demi de Romains...Il faut la Paix  Et l ' ORDRE; C' est écrit en sous entendu dans l' écusson des bannières : " S.P.Q.R " : " ce qui compte , c' est la première lettre "S " = Sénatus !et la dernière : Rome ; les autres , le " reste" , c ' est la plèbe ; donc , qu ' ils se taisent , ils n ' ont rien à dire "....(quoique le Sénat,"sur le tard",n'est plus qu'un "grand conseil municipal de Rome,ou un "Conseil Général",les empereurs ayant pris le pouvoir;ou mieux,l'armée,qui " élit",ou " suggère"....)

      Genre d' outil à punir des gens et à faire réfléchir les autres....( Cité de Carcassonne , carcan)( hélas , on a "oublié" à quoi çà servait ..., et la pagaïe , et le malheur , et la pauvreté s'installent ): Wp 002370

 .... Au,niveau de la colline d' Autrecourt , et à proximité du petit oratoire , le groupe qui chemine tranquillement entend derrière lui un grand son de trompe, répété ; les quatre hommes se retournent brusquement et se rangent sur le côté , hors la voie  ; dans un grand galop , un cheval tout blanc d' écume , arrive sur la voie , venant du Nord-Est , de la Gaule " belge" , ou du Limes germain..., fouetté par moments au " flagella" par son cavalier , aussi énervé-fatigué que son cheval ; sur le côté gauche du cavalier , ballotte la musette dans laquelle les " tabella" sont rangées : c' est le courrier de Tréves qui arrive " ventre à terre". Ce qui est porté , c 'est le courrier de Trèves , le courrier de l ' Empire , le sang de Rome ;la raison du dieu-empereur !

  -  Le cavalier passe, sans regarder le groupe qui vient de se ranger; il pique les flancs de son cheval avec ses calcar , les éperons ! il n ' en peut plus de galoper , et il attend Mouzon pour descendre de cheval , aprés avoir sonné , sonné de la trompe , sitôt passé le " col" de Mouzon, pour que le "maitre de mansione" aprés avoir entendu les sons de trompe, ait apprété un nouveau cheval , un cavalier , pour continuer jusqu à Reims ou Voncq ; le cheval frais fera une étape , soit 25 km , au galop, si possible tout le temps - sauf dans la montée du poste de Stonne- et à la côte raide de Vaux-Champagne ;le cavalier sonne de la trompe,plusieurs fois, à un signal,planté sur le bord de la chaussée, et il reçoit, s'il a été entendu,un autre signal du maitre de poste,en " accusé de réception". Les messagers connaissent bien le trajet,répété, et quelquefois emprunté de nuit, surtout quand il y a de la lune;quand il fait mauvais,pas question de lancer un messager sur la voie: il risque de s'y perdre, ou de perdre du temps, et donc de retarder le courrier ; c' est l'information ! et il ne faut pas la perdre......Et certainement suivant les appels de trompe-,modulés-,le maitre de poste perçoit l'urgence du message:-relais immédiat par un aute cheval et un cavalier,ou bien, -autre cheval simplement,- ou autre équipage " non urgent!"...((suppositions d' installation et d' implantation!....les Romains étant trés logiques); et le cavalier fera deux étapes , et ira s' effondrer sur une couchette de paille pour se reposer de sa course aprés s' être restauré sommairement : une cenula-petit repas , mangée à la ligula-ceuillère ,un peu de lard-fèves ou lentilles, et un grand coup d' eau ( vinaigrée ! )de la Meuse ou d' un quelconque ruisseau ! Il se reposera en attente d' une nouvelle course, et surtout d' un courrier en musette de retour vers Trèves, pour remonter "chez lui", au relais d'  Arlon.-Arlonus...  Là ,  le cavalier qui vient de doubler le petit groupe , prés de l ' oratoire-fanum d' Autrecourt , avait pris le relais,  c.à.d la musette à tabela-messages, à Arlon- ; il est fourbu , il a galopé avec deux chevaux pendant une cinquantaine de Km - une trentaine de milles; il attend " sa paille" , comme le cheval attend l ' écurie au bout d' une trentaine de km au galop, souvent , sur la voie , au milieu des bois ; la voie est constemment entretenue, en sable bien plat , bien étalé , ou en terre légère , à la " pala" , la pelle par les cantonniers-auxillari, postés - de temps en temps- tous les quatre milles ! Ce qui compte , c' est la Poste de l ' Empereur ! le reste , c' est rien , c ' est le néant !  Ce qui importe , c ' est la ou les tabela contenues dans la musette en cuir , la crumina ! ...L' important , c ' est le renseignement ; puis , aprés , arrivent la décision et les ordres ; mais d' abord ,  c' est le renseignement qui prime ! Le renseignement sur tout , car tout est important : dans la cité , dans les villages , dans les bois, au delà du Limes, au delà du fleuve Rhin, et même dans les têtes... 

 Le messager aborde Epoissum,petite bourgade fortifiée sur la rive droite de la Chiers;les deux gardes ouvre la herse, il rentre " en ville",cheval au trot,puis ressort par la porte Sud.  

Deux heures aprés, aprés avoir traversé Epoissum , grimpé le " col", les trois soldats et le bajulus entravé descendent sur Mouzon ; les trois soldats et le bajulus menotté arrivent à Mouzon et vont se présenter au centurion-adjoint.  Ils y laissent le bajulus-dispensela ! (  scusa :" jamais fais de latin ! scusa; que de l' arabe littéraire en 6e,5e et 4eme") ; puis ils s' en retournent à Williers aprés avoir  blagué un peu avec des connaissances civiles ou auxillarii, et bû peut-être un coup de vin tiré d'une grande amphore, à la taberna tenue par un ancien légionnaire , retiré de l ' armée impériale,et nanti du droit de vendre de tout, de tenir sa taberna,d'avoir maison et lopin de terre,et devoir de renseigner,même retiré....

Aux passages" en ville",tant à Epoissum qu'à Mosiomagus,les quolibets,les railleries, ont volé à l'encontre du bajulus entravé;quelquefois, c' est des cailloux,ou des légumes pourris qui arrivent sur le prisonnier; c' est tant par moquerie,que par vengeance à l'encontre d'un perturbateur qui gène "la bonne marche des affaires"!;car quand la paix règne, les sous rentrent! et les gens aiment les sous,comme ils aiment ce qui fait du bien;donc,malheur à l'empècheur de tourner en rond.

   MOUZON , MOSAMAGUS , Marché de Meuse , mais aussi ,de manzione, "la maison", la maison du Maitre de Poste, du relais impérial, du Cursus Publicus,en fait,Poste de Transmissions de l' Empire !  Mouzon au Moyen-Age, avant " l'Edit de Démantélement" de 1679: "toutes places fortifiées non militaires doivent détruire une partie de leurs murailles! le Roi commande! S C.M 2016.

  Wp 003209   Et tout le monde obéit;sinon,çà tourne au " raccourcissement": Cinq Mars, Henri de Languedoc, dans la cour du Capitole,à Toulouse,"entouré des vingt échevins de Toulouse en pleurs", de Thou,....Le Roy ne rit pas! ( "çà a bien changé,et pas forcément pour le bonheur du peuple!.Mais certainement pour des " petits arrangements" entre notables ou notabilités..........)

 - Mouzon , de " mansione" ( comme Muizon- Marne, Ouest de Reims) est un relais "normal" : il y a là le maitre de Poste ( au XVIIIeme siècle , en France, " c'est la même chose"; car , quand un système fonctionne bien , on le garde !). Donc , ce maitre de Poste, " posté là", ( " à poste" , au poteau ! )  dans sa bâtisse , doit " tenir frais au moins cinq chevaux , et deux cavaliers"; et ,, à l 'instant juste , et si possible au son de la trompe annonçant l' arrivée du courrier qui galope ventre à terre , tant le cheval que le cavalier ( "pauvres séants !") , et ce , de jour et de nuit, le maitre de Poste doit fournir le cheval, le cavalier , et le gîte et le couvert pour le cavalier-courrier ; et également , la protection armée ; et il a le droit , le pouvoir de faire appliquer la Loi et l ' ordre ; il a du personnel, il a une charge de l ' Empereur ( puis du Roi, en France,dés Louis XI )  ; c ' est  lui aussi  un ancien légionnaire retiré de l ' armée ; et il tient auberge et coucher , coucher divers : paille pour les uns , et " quatre étoiles"( rustiques) pour les autres ; certains voyageurs peuvent emprunter- privilège- les voies; les autres prennent " le chemin celte"...( En France , c' est le roi Louis XI qui a instauré-régit-réglé le système de la Poste; c'est le roi triste qui avait chapeau pointu sur le devant-visière , et qui flanquait ses gêneurs dans des cages de fer ! les " fillettes"; " fallait pas rigoler avec Louis XI !" )("Il ne devait pas y avoir beaucoup de fillettes,car celà devait se savoir, et les gens devaient faire attention, pour ne pas dire "faire gaffe"!) -. Mais , en Gaule, on peut circuler facile, et sans danger, car la Pax Romana veille ; les brigands de grands chemins, qui sévissaient à une époque, au sortir  de la forét épaisse de Froidmont , au niveau  de Gruyères - Jandun et Thin , sur  la voie Durocortorum-Colonia Aggripina/ Reims- Cologne, par Castrice , se sont faits " embusquer" par le petit poste intermittent de Gruyères, et des légionnaires de Castrice ;  "malheur à eux !"; ils se sont fait "juger" rapidement par le magistrat dépéché de Reims, au relais-mansione de Launois, au bas de la côte,; le jugement n ' a pas duré longtemps, car certains ont été reconnus par des survivants des agressions, et de plus , les soldats ont retrouvé dans leurs campements des bois de Thin des marchandises volées; et comme les brigands avaient tué des locaux , la sentence a été rapide , trés rapide , et appliquée encore plus rapidement : trois ont été envoyés en esclavage vers Reims et trois  autres ont été crucifiés tout de suite, les croix plantées à "la Crête", là où la voie impériale, aprés la montée de la côte , arrive sur le plat , d ' où l ' on voit toute la plaine vers l' Ouest , vers " Rethel actuel" et Durocortorum ; -et surtout " trés vues de loin" ; les croix et les suppliciés sont restés là pendant plus d' un mois, les corbeaux et pies picorant- déchiquetant les corps!  " Rome ne rigole pas !"  Ce qui compte , pour Rome , c' est la paix, afin que les gens travaillent , engrangent des récoltes, du minerai, fassent des outils, gagnent des sous, et payent des impots , " tout çà , pour Rome !  " Malheur à celui qui s' écarte de la ligne de Rome  ! .".S.P.Q.R veille"....

  ... Le cavalier-messager qui vient de descendre, et de passer le relais à celui qui galope vers Durocortorum-Reims, pousse -enfin- un grand OUF! Il est arrivé, enfin! . Et il voyait défiler, sur le côté de la Viae,"mais sans pouvoir s'arrêter! Interdit!", les tabernas. Les tabernas sont en général tenues par un vétéran ancien soldat, et sont sur les points de rencontres:- ponts de la voie, gués, carrefours avec une voie celte, ou avec une voie celte-les Galli- qui la jouxte, ou l'approche. Et le messager, les messagers, sait qu'il ne doit en aucun cas se distraire de sa mission, courrier de l'Empire oblige...Mais à Mouzon, une fois arrêté, il peut aller à la taberna qui est proche de la Viae, Viae qu'il vient d'emprunter venant d'Epoissum, et qui est "croisée" avec une voie de " Galli" qui suit la Meuse et qui passe au dessus des mines de fer du Flavier, Flavier situé dans un méandre de la Meuse, Mosa. Dans cette taberna, signalée par DEUX CYPRES, on peut " y boire et y manger"; mais çà "il s' en fiche"; il y a tout simplement une Galli avec des yeux pétillants, une longue chevelure brune-noire, et il aimerait bien s'y perdre dedans...Pourquoi deux cyprés ? Trés simple!: un cyprés= taberna où on boit, deux cyprés = taberna où on boit et on mange , trois cyprés = on y boit, on y mange et on y dort ! C'est comme ça la régle, tant chez les Romains que chez les Galli ( et dans le Midi de la Gaule !) Pas la peine d'être Romain pour être rigoureux,les Gaulois le sont depuis longtemps....

  ....La musette en cuir contenant les tabelas de Tréves est repartie dans le dos du cavalier " neuf" , tout frais , sur un cheval reposé ; le cavalier changera de monture au relais de Voncq , traversera l ' Aisne , à gué , ou sur une carrasse , le cheval  avec de l ' eau jusqu ' au ventre , tenu à la bride , puis à Pauvres ( toujours relais , d' ailleurs)( " sur le fronton de l'auberge est inscrit: " Ici on loge à pied et à cheval") ; il galopera sur l ' immense ligne droite vers Reims et Witry ( 30 milles tout droits , tout plats, tout blancs ) . Le relais-gué et carasse- bac de Voncq est tenu par un ancien légionnaire auquel Rome a versé un pécule à son départ de l ' armée , et a octroyé le privilège d' exploiter le gué " et toutes choses attenantes" , dont la taberna , taverne, auberge, dortoir, hotellerie ( " une demi- étoile !" et encore !),  Le cavalier saluera au passage le petit poste " castra" ( mais surtout " exploratorium" , avec sa petite tour-mirador en bois) des auxillaris-cantonniers-vigie "de la colline aux abeilles" , vers Aussonce . Ces auxillari , cinq hommes , sont là , postés sous une grande tentoria-tente ; à côté , il y a quelques casas-chaumières, où ils logent , avec femmes et enfants ; à côté , des lopins de terre, sur lesquels ils vivent ; ils passent le temps, quand ils n' entretiennent pas la voie , à jouer aux tessera , les dés à jouer , D' autres auxillari sont " postés " à cinq- six  milles plus loin , mais de temps en temps seulement , pour l ' entretien et la surveillance de la Voie Impériale ..

 - .Et le courrier arrivera à Reims- Durocortorum , centre névralgique, stratégique de l ' Empire , dans trois heures et demi à quatre heures...Et le courrier à cheval transmettra la sacoche de cuir et les tabelas de Tréves au courrier du gouverneur- procurator ; la sacoche aura " galopé", dans le dos des cavaliers , de Tréves à Reims ,pendant deux cent cinquante kilomètres environ ,, soit 170 milles romains ; la sacoche- la crumina , aura "galopé" environ une quinzaine d' heures dans le dos de six cavaliers ayant monté une douzaine de chevaux; et les ayant usé..C'est beaucoup , quinze heures pour 170 milles, car il est déjà arrivé que le courrier descende de Boulogne sur Mer jusqu ' à Arelate-Arles en deux jours - quarante huit heures ! Mais il faut traverser des bois, et les chevaux , et les cavaliers ont peur , ce qui ralentit la course...( en fait , si on retouvait tout le tracé de la voie , par Arlon et au Luxembourgs, celà ne ferait que 235 km soit 160 milles; mais les champs et les hommes , par endroits , sur 1500 ans , ont " mangé " la voie ). .( celà fait huit à dix fractions de relais)...

 Tablettes : la correspondance " domestique" ou commune se fait au II eme siècle, chez les Romains , sur des tablettes de peupliers ; voir  le site du fort de Vindolanda , Mur d' Hadrien , - G.B- fort découvert en 1973 , et qui a livré une foule de correspondances sur tablettes , assez bien conservées malgré certaines , en partie brulées...

 ..Récit - " compte-rendu" simpliste et élémentaire ;, mais , jusqu'à présent , personne ne l ' a fait; car c'est ,- soit trés docte ,- soit pour les enfants, en images! ( celui qui est resté enfant le comprendra..)...Si-si ," compte- rendu" ; car en fermant les yeux , aprés avoir arpenté " beaucoup de Km sur les voies , à pied, ou à vélo, ou en auto , et aussi en ULM ( hélas , si rare !) et autres chemins...et vu ..des gens divers...en divers endroits.. ,on fini par rentrer dans "la peau des personnages"; car l ' Histoire , " çà aspire".,on comprend .On ne s' en détache pas . C' est le lien avec " les autres " , ceux qui sont passés....

  - Type de dureté de Rome, ( et non de sévérité ) : lu quelque part , mais non relevé, hélas .../ Dans un village ( où ?) , un légionnaire avait été tué lors d' une rixe , dans une taverne-une taberna- ; certainement une bagarre d' ivrognes qui avait mal fini , et sans idée de meurtre ou de casse,ou une histoire sotte... . Résultat : " Rome arrive", et " juge" : l' assassin , certainement involontaire et probablement , imbécile ; il est crucifié, et les habitants sont emportés et vendus comme esclaves;, et , pour "ne pas laisser de place vide" , Rome ayant horreur du vide , des habitants de l ' Italie  ,et qui criaient famine dans leur coin des Abruzzes, sont "transportés" ( pour ne pas dire déportés),  , en lieu et place des villageois qui avaient eu le malheur d' héberger ,- et une taverne, - et un légionnaire , peut être pas clair du tout ,- et un bonhomme saoul , en face d' un ivrogne !.( peut-être tout simplement une histoire de fesses !...)..  Rome est impitoyable ..C' est pareil en Chine :- la famille de l ' assassin paye la balle qui va l ' exécuter ! ..... Et aprés , ses organes iront " équiper un Européen " auquel il manque un rein , un foie , un testicule, un bout de boyau, ou  autre chose , tant qu ' il paye !...( non vécu , mais entrevu ! ou ayant vu quelque chose y ressemblant ou concomittant...! Mais on peut se tromper ! ...).S C.M 2016.

-  " Rome ne rigole pas ". ...Mais en France , sous la III eme république , le mec " qui éternuait trop fort "... se retrouvait au bagne pour dix ans , à Cayenne ! ( maintenant , c' est le contraire.....)( c'est les gens plus ou moins corrects qui payent ....pour les autres ...." Pourvou qué çà doureee" , comme disait Laetitia Buonaparte , mére de Napoléon ! ( mais çà né douréra pas tout lé temps ....! Oune mouvaise récolté , oun mauvais hiver troup froid , et çà risqué de mal tourner"....) Commentaires personnels....Paroles de "l'Evangile",revu et corrigé par un certain Josip Djougatchvili, natif de Géorgie, et ancien séminariste:"Nous ferons la révolution avec les révolutionnaires et les révoltés;puis,la révolution faite, nous liquiderons les révoltés,car ils étaient toujours,ils sont toujours et ils seront toujours révoltés!" -Joseph Staline).

 P.S : ce genre de Poste, romain, ou gallo-romain, est inspiré de la "poste" de l'empire des Médes, de la Perse, - 500,-2000, systéme lui même copié chez les " Zonghoren", habitants de " Zongho", l'Empire du Milieu, soit la Chine, pays vieux de plus de 6500 ans....Aux Etats-Unis,on vit surgir le Pony-Express,1860,mais qui ne fonctionna qu'un an, détrôné par le chemin de fer, qui relie les deux côtes sur 5000 km...En France,à titre indicatif,dés Trudaine, marquis de son état, et Ministre des Transports de Louis XV, qui refit routes et ponts, ou fit-, et les Ponts et Chaussées, on passa d'une durée de quinze jours de traversée de la France, à huit jours ; huit jours pour effectuer un trajet Nord-Sud ou Est-Ouest de mille à onze cents kilomètres , sur des routes macadamisées, en cailloux roulés, et avec des voitures = chevaux suspendues avec des ressorts à lames en acier....La dernière diligence tournait encore vers 1905-1907 entre Sospel et Menton !....

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